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Jean-François MATTEI

 

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Carrière


Parcours universitaire et médical

Après des études secondaires à dominante littéraire (baccalauréat de philosophie), Jean-François Mattei s’est engagé très tôt dans les études supérieures médicales et n’a jamais quitté cette carrière depuis ses années d’interne des hôpitaux de Marseille (1968-1974) jusqu’au doctorat (1979) et à l’exercice de sa fonction de professeur de médecine et médecin des hôpitaux au Centre Hospitalo-Universitaire de Marseille (depuis 1981).
Une équipe de recherche dans une Unité de l’INSERM à l’hôpital a été créée pour étudier les malformations congénitales et les maladies héréditaires. Jean-François Mattei a siégé dans des commissions scientifiques de l’INSERM pendant une dizaine d’années. Cette période a permis à son équipe de décrire de nouvelles maladies chromosomiques, notamment, une affection assez fréquente désormais classée dans les syndromes autistiques : «  le retard mental lié à la fragilité du chromosome X » (1986).
Nommé au Comité consultatif national d’éthique de 1993 à 1997, sur ces sujets de génétique et d’éthique, il a été conseiller auprès de l’Organisation mondiale de la santé (1997-1999). Il a accédé à la classe exceptionnelle en 1998 et est actuellement professeur émérite. Il est membre de l’Académie Nationale de médecine depuis 2000.


Engagement public


Parallèlement, à partir de 1983, il s’est lancé dans la carrière politique : conseiller municipal de Marseille (1983-2008), conseiller général des Bouches-du-Rhône (1985-1998), conseiller général de Provence-Côte d’azur (1998-2002), député UMP des Bouches-du-Rhône (1989-2002).
De 2002 à 2004, nommé ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées, cette période a été marquée par le loi de Santé publique, la révision des lois de Bioéthique de 1994, le 1er plan Cancer et la préparation de la loi pour l’accueil du jeune enfant, puis la loi sur la citoyenneté et l’égalité des chances pour les personnes handicapées. Cela lui a notamment permis de créer l’Ecole des hautes études de santé publique (EHESP) et l’Agence de biomédecine.
Après avoir quitté le Gouvernement, il rejoint le Conseil d’Etat comme Conseiller d’Etat en service extraordinaire affecté à la section sociale (septembre 2004-2008).

Parcours humanitaire

À partir de 2004 il a été nommé conseiller d’Etat en service extraordinaire, affecté à la section sociale ; il y est resté jusqu’en 2008.
Présente dès la dernière partie de sa carrière, la préoccupation humanitaire est devenue essentielle dans le parcours de Jean-François Mattei quand, à partir de décembre 2004, il est élu président de la Croix-Rouge française, forte de ses 60.000 bénévoles, 18.000 salariés, 660 établissements, 1.000 implantations nationales et 40 missions internationales. Principalement dominée par la montée de la précarité en France et dans le monde, cette période a été aussi marquée par la gestion de grandes catastrophes, dont le tsunami (décembre 2004), la famine dans le sahel et la corne de l’Afrique, ainsi que le tremblement de terre d’Haïti (janvier 2010).
Dans cette fonction, il a effectué deux mandats jusqu’en juin 2013, tout en étant également élu administrateur du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à Genève, qui est le plus grand mouvement caritatif et humanitaire mondial avec 189 sociétés nationales. Depuis 2013, il préside le Fonds de la Croix-Rouge française destiné à développer la recherche et la réflexion éthique dans le champ de l’action humanitaire vers l’autonomie des pays en voie de développement.