Prix et médailles

Palmarès 2006

 

Prix et
fondations
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Nouveaux prix 2006

PRIX DU BAILLI COMTE JOSSERAND DE SAINT-PRIEST D'URGEL
1000 euros

attribué à Pierre Rousseau pour son ouvrage Ordres et décorations au temps du Protectorat français au Maroc (1912 - 1956), Versailles (Mémodoc), 2005.

Docteur en Sciences de gestion, professeur d'économie et gestion, Pierre Rousseau enseigne le commerce international. Profondément attaché à ses racines, il se plaît à dire que, si la France est sa patrie, le Maroc, où il est né, est son pays. Il consacre l'essentiel de son temps libre à l'étude de l'histoire, de la culture, des traditions et des arts du Maroc.
Avec Ordres et décorations au temps du Protectorat français au Maroc (1912-1956), il réalise la première étude de phaléristique consacrée à l'empire chérifien. Se référant systématiquement aux textes officiels et replaçant chacune des décorations étudiées dans son contexte historique, il nous invite à une lecture de l'histoire commune du Maroc et de la France durant la première moitié du XXe siècle. A cette fin, une riche iconographie accompagne le texte.
Si l'essentiel de cet ouvrage est consacré aux ordres et décorations spécifiques du Maroc, il traite également des décorations créées ou attribuées lors des diverses "campagnes du Maroc" menées par la France. Il permet donc, grâce a une intelligente perspective historique, de mieux comprendre les liens qui se sont tissés et continuent à subsister entre le Maroc et la France.

Grands prix 2006

PRIX EDOUARD BONNEFOUS
10 000 euros

attribué à Jean-Marie Pelt pour l'ensemble de son œuvre.

Pharmacien agrégé, Jean-Marie Pelt se définit lui-même comme botaniste -écologiste. Fondateur de l'Institut européen d'Ecologie, il a enseigné la biologie végétale et la cryptogamie à la Faculté de Pharmacie de Nancy et, depuis 1972, occupe une chaire de botanique et physiologie végétale à la Faculté des Sciences de Metz.
Les pharmacopées traditionnelles, la biodiversité, les OGM, la sécurité alimentaire, mais également le réchauffement climatique, sont au centre de ses préoccupations et de ses recherches. La qualité de ses travaux scientifiques lui vaut d'être consulté aussi bien par les décideurs politiques que par les associations les plus représentatives de lutte pour la défense de l'homme et de son environnement.
Mais c'est également pour son travail important de sensibilisation du grand publie aux problèmes environnementaux que l'œuvre de Jean-Marie Pelt mérite d'être saluée. Auteur de quelque vingt-cinq ouvrages, tous relatifs à l'homme et à son environnement, Jean-Marie Pelt participe régulièrement à des émissions radiophoniques consacrées aux problèmes environnementaux. Il a en outre réalisé plusieurs séries télévisées, dont notamment L'Aventure des plantes (7 d'Or du Meilleur documentaire en 1987), diffusée sur TF1, ou encore Passion Terre (2002), diffusée sur France 3.

PRIX DE LA FONDATION CULTURELLE FRANCO-TAIWANAISE
25 000 euros

attribué à Jean-Luc Penso pour son travail de transmission et de diffusion de l'art traditionnel des marionnettes taïwanaises.

Jean-Luc Penso est, selon les mots d'un membre du jury, un "passeur de culture". Dans les années 1970, il se rend à Taïwan pour y apprendre l'art subtil des marionnettes à gaine taïwanaises. Pendant plusieurs années, il s'entraîne sous la direction de Li Tian-Lu, directeur de la petite troupe I-Wan-Ran, mondialement connu depuis que le film de Hou Hsiao-Hsien « Le Maître de marionnettes » (1993), dont il est le héros, a été primé au Festival de Cannes. « Adoubé » par son maître, Jean-Luc Penso rentre en France en 1975 pour présenter les premiers spectacles du Xiao Wan Ran, nom que Li Tian Lu lui a octroyé en gage d'estime. FR3 le filme et fait découvrir à la France ce que la culture taïwanaise a de plus populaire et de plus raffiné à la fois. Depuis, ambassadeur français de la culture taïwanaise, il s'est produit non seulement en France, mais dans 70 pays différents.
Jean-Luc Penso contribue aussi à la diffusion de son art par des stages destinés aux marionnettistes professionnels. Sans abandonner les pièces proprement taïwanaises, il a créé plusieurs spectacles sur des thèmes occidentaux ou orientaux. Dans son théâtre d'Issy-les- Moulineaux, il donne une centaine de représentations par an, dont plusieurs de théâtre d'ombres.

PRIX ZERILLI MARIMO
13 500 euros

attribué à Pierre Cahuc et André Zylberberg pour Le chômage, fatalité ou nécessité ?, Paris (Flammarion) 2004.

Pierre Cahuc, professeur d'économie du travail à l'université de Paris I, et André Zylberberg, directeur de recherche au C.N.R.S., ont réalisé un livre d'analyse économique très informé, clair et engagé dans son argumentation, et présentant des conclusions qui vont à l'encontre des idées reçues.
Il ressort de leur analyse que le chômage n'est pas une fatalité liée à la mondialisation ou au capitalisme financier; qu'un bon salaire n'est pas forcément nuisible à l'emploi ; que la législation sur les licenciements ne protège pas l'emploi ; que la formation professionnelle n'est nullement une panacée ; que le travail ne se partage pas car il se recompose en permanence par des mouvements de création et de destruction d'emplois. Sur la base d'un travail scientifique, dans une optique schumpéterienne et à l'aide d'un argumentaire solide, Pierre Cahuc et André Zylberberg battent en brèche toutes les "évidences" relatives au chômage. Ils attribuent en effet à celui-ci un rôle non seulement utile, mais même nécessaire aux possibilités de croissance économique. Parallèlement, ils établissent que la plupart des arguments contraires à leur thèse se fondent sur de généreux a priori, mais en ignorant ou en négligeant l'information et l'analyse des données scientifiques.

PRIX LOUIS CROS
20 000 euros

partagé entre Isabelle Dumez-Féroc pour sa thèse Imaginaires des usages du réseau Internet. Les modes d'appropriation enfantine du média et Bénédicte Gendron pour son essai Le capital émotionnel en éducation. Un essai conceptuel.

La thèse de doctorat en sciences de l'information et de la communication d'Isabelle Dumez-Féroc, soutenue à l'université Paris III en 2005, est un travail universitaire de grande qualité et d'une lecture agréable. L'auteur a une approche originale du phénomène Internet, car elle s'attache tout particulièrement aux imaginaires sociaux véhiculés par cette technologie et les met en relation avec la réalité technique et sociale. Sa thèse peut se résumer par sa conclusion : "Si le social façonne l'objet, l'objet Internet est susceptible d'être transformé par l'usage et peut également, en retour, transformer quelque peu le social."
Bénédicte Gendron, est professeur des universités en sciences de l'éducation à Montpellier III. Nourrissant son discours de multiples sources théoriques, elle propose une modélisation de l'importance du « capital émotionnel » dans la réussite scolaire et sociale. Elle analyse des différences de comportement entre filles et garçons dans le monde scolaire et fait la démonstration que celles-ci prédisposent les filles à réussir mieux que les garçons à l'école primaire et les garçons à réussir mieux que les filles dans les filières scolaires sélectives et dans le monde du travail.


PRIX MADELEINE LAURAIN-PORTEMER
15 000 euros

attribué à Robert C. Davis pour son ouvrage Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, Paris (Jacqueline Chambon), 2006.

Dans son exposé instructif sur l'esclavage barbaresque, le professeur Robert C. Davis, qui enseigne l'histoire sociale italienne à l'Université d'Etat de l'Ohio, remarque que les historiens américains ont étudié tous les aspects de l'esclavage des Africains par les Blancs, mais ont largement ignoré l'esclavage des Blancs par les Nord-Africains. Christian Slaves, Muslim Masters [Esclaves chrétiens, maîtres musulmans] est un récit soigneusement documenté et clairement écrit de ce que l'auteur nomme « l'autre esclavage », un trafic d'êtres humains qui s'épanouit durant approximativement la même période que le trafic trans-atlantique, et qui dévasta des centaines de communautés côtières européennes. Si dans la pensée des Blancs d'aujourd'hui, l'esclavage ne joue pas du tout le rôle central qu'il joue chez les Noirs, ce n'est certainement pas parce qu'il fut un problème de courte durée ou sans importance. L'histoire de l'esclavage méditerranéen apparaît, en fait, aussi sombre que les descriptions les plus sombres de l'esclavage américain. Robert C. Davis projette une lumière perçante sur ce coin fascinant, mais négligé de l'histoire, qui ne nous serait autrement connu qu'à travers les "turqueries" hautement fantaisistes qu'affectionnaient le roman et l'opéra au XVIlle siècle.


PRIX CHOUCRI CARDAHI
15 000 euros

partagé entre Alexis Zarca pour sa thèse sur L'égalité dans le droit français de la fonction publique, Fanny Luxembourg pour sa thèse intitulée La déchéance des droits, Contribution à l'étude des sanctions civiles et Aline Humbert pour sa thèse intitulée La mutation de l'office du juge français. Réflexions sur l'influence du droit d'origine externe sur la fonction juridictionnelle.

Tout en mettant en lumière la conception française du principe d'égalité en matière d'accès aux emplois publics, la thèse de doctorat d'Alexis Zarca, soutenue le 8 septembre 2004 à l'Université Paris I, montre l'impact des sources européennes du droit à la non- discrimination sur le droit français de la fonction publique.
La thèse de doctorat de Fanny Luxembourg, soutenue le 30 novembre 2005 à l'Université Paris II, introduit dans le droit français le concept d' "incombance", qui désigne une exigence de diligence ou de probité pour conserver le bénéfice d'une faveur et dont le non-respect, bien que ne pouvant faire l'objet d'une réparation, est juridiquement sanctionné.
Le légalisme révolutionnaire a sacralisé la loi au détriment de la jurisprudence, soupçonnée d'irrationalité. Mais, depuis 1945, le légicentrisme est en déclin et la création d'une nouvelle donne normative, marquée par des sources de droit d'origine externe, a amené l'office du juge à jouer un rôle nouveau et de premier plan au sein de la société. C'est cette évolution qu'étudie Aline Humbert dans sa thèse de doctorat soutenue le 17 juin 2005 à l'université Strasbourg III.


PRIX CHARLES AUBERT - HISTOIRE
15 000 euros

attribué à Haïm Korsia pour son ouvrage Etre juif et français. Jacob Kaplan, le rabbin de la République, Paris (Privé), 2006.

Après avoir été rabbin de Reims pendant treize ans, Haïm Korsla a travaillé auprès du grand rabbin de France Joseph Sitruk. Agé de 42 ans, il assure aujourd'hui la direction de l'aumônerie de l'armée de l'Air.
Partant de la vie du grand rabbin de France Jacob Kaplan, il pose une question d'une actualité brûlante : peut-on être juif et français ? Le judaïsme porte-t-il en lui une telle force qu'il est impossible d'être français en même temps ?
Il y répond par l'exemple de Jacob Kaplan qui sut tout au long de sa vie associer harmonieusement patriotisme et judaïsme. L'histoire extraordinaire de Jacob Kaplan, premier rabbin à être élu à l'Académie des sciences morales et politiques, de cet homme qui croyait en Dieu, en les hommes et en la France, pour laquelle il avait combattu durant la première guerre mondiale en refusant de quitter ses camarades de tranchée, amène l'auteur à élaborer une réflexion des plus actuelles sur les notions d'intégration, de citoyenneté et de droit à la différence.
Haïm Korsia conclut sur l'étymologie hébraïque du mot "Tsarfat" qui signifie "France" et qui désigne originellement le creuset dans lequel le bijoutier fait fondre tous ses métaux pour obtenir un alliage parfait.
C'est une vision française de la diversité, bien différente de la conception anglo-saxonne, que ce livre propose finalement au lecteur.


PRIX CHARLES AUBERT - DROIT
15 000 euros

attribué à l'Académie des Privatistes européens (Pavie, Italie) [Accademia dei Giusprivatisti Europei]

L'Académie des privatistes européens a été créée à Pavie, le 9 novembre 1992, à l'initiative du professeur Giuseppe Gandolfi. Elle « se propose d'apporter sa contribution, par la recherche scientifique, à l'unification et à la future interprétation et application du droit privé en Europe, dans l'esprit des conventions communautaires », et en outre « de promouvoir le développement de la culture juridique européiste ». Elle a en effet vocation à élaborer un code des contrats formant loi uniforme et destiné à remplacer les législations nationales des membres de l'Union européenne et de la Suisse.
En réaffirmant la spécificité du droit continental européen, l'Académie des privatistes européens vise à réintroduire une cohérence dans le droit européen, menacé par les empiètements du droit anglo-saxon.
La publication, en 1999, d'un Livre premier, rédigé en français et portant sur "les contrats en général" a été suivie, en 2002, par celle d'une deuxième édition, revue et augmentée des traductions intégrales du projet en anglais, allemand, espagnol et italien.
L'Académie des Privatistes européens se consacre actuellement à la rédaction du Livre deuxième du projet, concernant "les contrats en particulier".


PRIX FRANCIS DURIEUX
12 000 euros

attribué à Jacques Béguin et Michel Menjucq (dir.), Droit du commerce international, Paris (Litec), 2006.

Le droit du commerce international revêt aujourd'hui une importance stratégique. L'européanisation et l'internationalisation des relations commerciales obligent tous les opérateurs — décideurs et conseils — à le placer au cœur de leurs préoccupations. A la variété des opérations revêtant un caractère international répond une grande variété de régimes juridiques.
Cet ouvrage, qui réunit en un même volume un ensemble d'informations considérable, constitue un instrument de travail indispensable à tous ceux qui
ont à traiter, sous un angle pratique comme sous un angle théorique, des rapports commerciaux internationaux.
Articulé en cinq Livres, l'ouvrage traite successivement de "l'organisation du commerce international", de "l'entreprise privée face au commerce international", des "opérations commerciales du commerce international", des "opérations financières du commerce international" et du "contentieux du commerce international".
Dans ce dernier chapitre sont utilement réunis le droit judiciaire des opérations de commerce international, le droit européen et international des procédures collectives d'exécution et le droit de l'arbitrage commercial international.


PRIX DE L'ESSAI FRANCO-ALLEMAND POUR LA CONSTRUCTION EUROPÉENNE
1 000 euros

attribué au Forum franco-allemand pour la publication de la revue Le Forum franco- allemand

Présidé par Xavier Pacreau, le Forum francoallemand édite une Revue du même nom, entièrement bilingue qui apporte un éclairage original sur l'actualité franco-allemande et européenne dans les domaines de la politique étrangère, de l'économie, de la sécurité et de la culture. Cette revue permet l'introduction en France de débats intellectuels nouveaux et de faire connaître des auteurs qui y sont peu connus. Elle participe ainsi à la « libre circulation des idées » européennes, contre laquelle de nombreuses barrières intellectuelles et linguistiques jouent encore un rôle trop important, en dépit du rapprochement institutionnel des différentes nations européennes.


GRANDE MÉDAILLE DE L'OBSERVATOIRE DES RELATIONS FRANCO- ALLEMANDES POUR LA CONSTRUCTION EUROPÉENNE

attribué à Arte, plus particulièrement pour la production et la diffusion de l'émission Karambolage.

Qui ne connaît pas Arte, la chaîne culturelle franco-allemande qui, depuis quinze ans, œuvre au rapprochement culturel des deux pays ! L'émission Karambolage illustre de manière brillante et vivante cette volonté de compréhension et de connaissance de ce qui unit et distingue les deux peuples.

 

Prix 2006

PRIX DAGNAN-BOUVERET - 1 300 euros

attribué à Catherine Chalier pour son ouvrage Spinoza, lecteur de Maïmonide. La question théologico-politique, Paris (CERF), 2006.

Catherine Chalier enseigne la philosophie à l'université Paris X. Dans cet ouvrage, elle dessine brillamment la ligne théorique complexe qui, à la fois, unit et sépare Spinoza (1632-1677) et Maïmonide (1135-1204). Si le premier parle toujours du second avec une extrême sévérité, il n'en demeure pas moins que les interrogations de Maïmonide se retrouvent dans tout l'œuvre théologico-politique de Spinoza. Les questions qu'aborde l'auteur avec une grande clarté sont en effet toutes partagées, de façon conflictuelle, par les deux philosophes : la lecture de la Bible, les idées de Dieu et de la Providence, la prophétie, la différence entre loi humaine et loi divine, les régimes politiques garants de paix et le désir de salut.


PRIX LUCIEN DUPONT - 5 000 euros

attribué à Jean-Louis Harouel pour le choix et la présentation des textes de Jean Fourastié Productivité et richesse des nations, Paris (Gallimard), 2005.

Jean-Louis Harouel, agrégé des facultés de droit, est professeur à Paris II et essayiste. En publiant une anthologie des textes de Jean Fourastié, dont plusieurs ne sont plus disponibles en librairie, il donne l'occasion au lecteur de redécouvrir l'œuvre et la pensée d'un des plus grands économistes français. La théorie économique très originale de Jean Fourastié, fondée sur l'observation des prix à long terme et dont l'élément central est la productivité, n'a en rien perdu de sa pertinence, comme le démontre Jean-Louis Harouel dans le texte savant de deux cents pages qu'il a écrit en préface pour présenter "L'homme et sa pensée".


PRIX CHANOINE DELPEUCH (Institut de France) - 300 euros

attribué à Giuseppe M. Croce pour l'édition critique "Kniga Bytja Moego" : le livre de ma vie. Mémoires autobiographiques (1878-1924) de Cyrille Korolevskij. Vatican (Collectanea Archivi Vaticani), 2006.

Monseigneur Giuseppe Croce, Docteur en histoire, est conservateur aux Archives Vaticanes depuis 1983. Dans cet ouvrage en quatre tomes, fruit de quelque dix ans de recherches, est éditée intégralement l'autobiographie de Cyrille Korolevskij, alias Jean-François-Joseph Charon (1878-1959), ecclésiastique de rite byzantin d'origine française, orientaliste attaché à la Bibliothèque Vaticane et collaborateur du cardinal Eugène Tisserant, de l'Académie française. Ce travail illustre à la fois l'itinéraire spirituel et intellectuel d'une personnalité fort originale et l'apport substantiel de deux Français, Korolevskij et Tisserant, à l'histoire des collections de la Vaticane.


PRIX JEAN SAINTENY - 2 300 euros

attribué à Jean de La Guérivière pour son ouvrage Indochine, l'envoûtement, Paris (Editions du Seuil), 2006.

Longtemps journaliste au Monde, Jean de La Guérivière a exercé son métier principalement à l'étranger. Reparti pour l'ancienne Indochine trente ans après avoir couvert la chute de Saïgon, il raconte dans ce livre la genèse de la passion française pour le Vietnam, le Laos et le Cambodge, dont le tourisme actuel ne fait que raviver la nostalgie. Dans cette somme érudite, il aborde non seulement la politique, mais aussi la culture militaire, les missions religieuses, le cinéma et la littérature "asiates", en s'intéressant tout particulièrement aux liens spécifiques qui se sont tissés pendant plus d'un siècle entre l'Indochine et la France. Loin d'être une simple évocation nostalgique, ce livre décrit aussi avec acuité l'évolution sociale et politique actuelle des trois pays concernés.


PRIX EDMOND FRÉVILLE - 4 500 euros

attribué au général Patrick Houdet, créateur de la Collection des Chercheurs militaires (CCM - éditions des Riaux), depuis 2004.

Le général Patrick Houdet lorsqu'il était directeur du Centre d'Etudes et de Recherche de l'enseignement militaire supérieur (CEREMS) a créé la Collection des Chercheurs militaires, laquelle rassemble, sous forme de volumes bilingues particulièrement clairs dans leur présentation, des études sur la défense conduites par de petits groupes d'officiers de l'enseignement militaire supérieur, français et étrangers, d'active et de réserve. Vingt-et-un volumes ont été publiés depuis avril 2004. Ils abordent, pour environ la moitié d'entre eux, des questions relatives à l'Europe de la défense. L'autre moitié se partage entre des sujets intéressant spécifiquement la défense française et des sujets divers : la Chine, la Turquie, la Cour pénale internationale...


PRIX PIERRE-GEORGES CASTEX - 1 000 euros

attribué à Monique et Bernard Cottret pour leur étude JeanJacques Rousseau en son temps, Paris (Fayard), 2005.

Il a fallu à Monique et Bernard Cottret de puissantes ressources de savoir et d'énergie pour donner une nouvelle image de Rousseau alors que, par centaines, exégètes, historiens, analystes — et parmi eux un Jean Starobinski, un Raymond Trousson — se sont employés à scruter sa vie et son œuvre. Dans ce monumental ouvrage, tous les champs d'investigation possibles sont arpentés, puis fouillés, tant sur le versant de l'homme et des personnages successifs ou mêlés qui le composent, que sur celui des oeuvres — musique, roman, écrits d'inspiration didactique, morale, religieuse, sociale, politique... Par la richesse et la rigueur des informations recueillies, par l'ampleur et la diversité des points de vue, ce livre constitue une somme irremplaçable.


BOURSE MARCELLE BLUM - 1 500 euros

attribué à Catherine Vidal et Dorothée Benoît-Browaeys pour Cerveau, sexe et pouvoir, Paris, (Belin), 2005.

En abordant la question de la sexuation du cerveau sur le strict terrain scientifique, à la lumière des connaissances les plus récentes, les auteures parviennent à des conclusions qui mettent à mal les arguments des tenants du déterminisme biologique. Les anciens préjugés étant balayés, elles font une large place à la malléabilité du cerveau, aux apprentissages et aux expériences individuelles, sources principales de différences entre les individus, qu'ils soient ou non de sexes différents. Elles montrent surtout que, loin d'être le levier d'affirmations idéologiques péremptoires, la science contemporaine conduit au doute permanent et à la remise en cause des certitudes.


PRIX LUC DURAND-RÉVILLE - 5 000 euros

attribué au Centre d'Etudes et de Recherches sur le Développement international (CERDI) de la Faculté des Sciences économiques et de Gestion de l'Université Clermont I.

En trente d'ans d'existence, le CERDI est devenu le principal centre de recherche français spécialisé sur les questions de développement économique. Fort d'une trentaine de chercheurs permanents qui travaillent en relation étroite avec les principales institutions françaises et internationales actives dans le domaine du développement, le CERDI a acquis, aussi bien dans l'étude des économies africaines que dans celle de la Chine, un degré d'expertise reconnu internationalement. Cette compétence lui permet de remplir des missions de formation de cadres spécialisés, notamment dans les pays africains. A travers ses différentes initiatives, le CERDI apporte une contribution inestimable à la cause de l'aide au développement.


PRIX RENE-JOSEPH LAUFER - 1 500 euros

attribué à Dounia Bouzar pour Quelle éducation face au radicalisme religieux ?, Paris (Dunod), 2006.

Ex-personnalité qualifiée au Conseil français du culte musulman, Dounia Bouzar présente avec cet ouvrage le fruit de trois ans de travail d'une cinquantaine de professionnels de l'Education nationale, de la Protection judiciaire de la Jeunesse, de la Jeunesse et des Sports, de Conseils généraux et d'associations musulmanes. N'est pas en cause l'appartenance à une confession, mais la déclinaison radicale de la foi quand elle a pour conséquences le non-respect d'autrui, le blocage de toute communication, la fuite face au réel. L'auteur montre que toutes les formes d'intégrisme sont construites sur les mêmes schémas de déculturation et de rupture des liens tant familiaux que sociaux et que la dérive intégriste est avant tout un symptôme qu'il faut prévenir en rattachant les jeunes à une histoire et à un territoire.


PRIX DANIEL STRASSER - 1 500 euros

attribué à André Chandernagor pour son engagement européen.

C'est pour honorer la mémoire de Daniel Strasser, membre de la Cour des Comptes européenne à Luxembourg, directeur général du Budget à la Commission à Bruxelles, chargé de mission à Matignon, conseiller-maître près la Cour des Comptes à Paris, que Madame Daniel Strasser, Princesse Radziwill, a créé ce prix qui est décerné tous les ans par l'Académie.
Administrateur adjoint de la France d'outre mer en 1945, auditeur, puis maître des requêtes au Conseil d'Etat, avec un passage de deux ans comme conseiller technique au cabinet de Guy Mollet, de 1956 à 1958, André Chandernagor a manifesté, tout au long de sa carrière, comme élu et comme haut fonctionnaire, un engagement européen indéfectible. La force reconnue de ses convictions européennes ainsi que ses compétences lui valurent d'être appelé dans le premier gouvernement de Pierre Mauroy, de 1981 à 1983, comme ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures, chargé des affaires européennes. Son accession aux fonctions de Premier Président de la Cour des Comptes (1983-1990) ne l'ont nullement détourné de ses préoccupations européennes comme en témoigne sa participation à de nombreux groupes de réflexion.


PRIX BERNARD DESTREMAU - 1 500 euros

attribué à Yohann Colliaux, judoka et polytechnicien.

Bachelier en 2002, Yohann Colliaux a préparé, à l'Université Pierre et Marie Curie - Paris VI, une licence de mécanique et modélisation, obtenue en 2005 avec mention Très Bien. Continuant sur sa lancée, il est entré à l'Ecole Polytechnique où il effectue en 2006 une première année d'études. Parallèlement à ce brillant parcours intellectuel, il s'adonne avec succès, depuis de nombreuses années, à la pratique du judo. Champion de France "Cadets" en 2001, Champion de France "Juniors" en 2003, il a, en 2005, été troisième aux championnats de France de la division et accédé au podium aux tournois mondiaux de Hongrie et d'Italie. Champion de France "Militaires" en 2006, il a été sélectionné pour le championnat du Monde "Militaires".


PRIX HENRI TEXIER Il - 3 000 euros

attribué à l'Associu Scopre pour la réhabilitation de la chapelle Saint-Pierre d'U Tassu (Corse).

Situé dans la région du Pumonte, à 65 km au nord d'Ajaccio, U Tassu est un tout petit village abandonné depuis le décès, dans les années cinquante, de sa dernière habitante. L'Associu Scopre a entrepris de faire revivre ce village, notamment par la restauration des maisons et de la chapelle. Toitures et charpentes sont refaites ou consolidées et de nouvelles fresques décorent les murs de la chapelle. Le Prix Henri Texier salue le long et patient travail des bénévoles d'U Tassu.


PRIX ARAXIE TOROSSIAN - 3 000 euros

attribué à Eric Combet pour sa thèse L'art dianouménal, soutenue le 25 février 2006 à l'Université Paris I-Panthéon-Sorbonne.

Dans cette thèse originale et forte, l'auteur expose dans un discours hégélianisant anti-hégélien difficile mais clair que Hegel, qui identifie l'art vrai à l'art classique grec comme l'humanisation du divin, n'a pas vu que l'art, par essence et donc d'emblée — même si cette prise de conscience ne s'est produite que dans l'art moderne — est une divinisation de l'homme qui se déhominise (au lieu de se fixer dans un geste humaniste), mais en son être même, dans une absolue immanence, et que, par là, il se transforme spirituellement, c'est-à-dire qu'il se "dianouménalise". De superbes passages permettent d'aborder sous un angle radicalement nouveau le sens du combat de Platon contre l'art, Oedipe et Antigone, l'art de la terre cuite, la caverne paléolithique "déplatonicisée" etc.


PRIX CLAUDE BERTHAULT (Institut de France) - 1 500 euros

attribué à Nicolas et Guérie Jacquet pour La France qui gagne, Paris (Odile Jacob), 2005.

Nicolas Jacquet, ancien préfet, directeur de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, et son fils Guéric Jacquet, chercheur à la Fondation pour l'innovation politique, prennent ici le contre-pied des "déclinologues" qui ne voient dans la France d'aujourd'hui que des raisons de désespérer. Sur un ton résolument volontariste, ils abordent successivement tous les sujets qui nourrisent le pessimisme ambiant pour démontrer, d'une part, que "la France ne va pas si mal", d'autre part, qu'elle peut "partir de ses succès pour construire ses réformes", Loin d'être une pétition de principe, l'ouvrage s'appuie sur des chiffres fiables et sur des faits avérés, mais souvent passés sous silence.
Ainsi les auteurs montrent-ils que le pouvoir d'achat n'a cessé d'augmenter depuis 10 ans, à l'exception de l'année 1996 ; que l'OMS a placé au premier rang mondial notre système de santé ; que nos conditions matérielles d'existence ne se dégradent pas, mais s'améliorent tant pour le logement, l'équipement ménager et les transports que pour les loisirs, la qualité de l'air etc. Dans l'industrie, les pôles de réussite sont particulièrement mis en exergue, notamment en matière d'indépendance énergétique, de technologies de l'information et de moyens de transport, Quant aux institutions politiques, qu'il est de bon ton de remettre en question, les auteurs rappellent qu'elles ont assuré à la France une stabilité démocratique depuis plusieurs décennies.
Sans jamais nier les problèmes qui se posent, les auteurs réhabilitent le modèle français. L'ouvrage, qui se conclut sur la meilleure façon de relever les quatre défis qui se posent à la France, philosophique, bureaucratique, technologique et démographique, a donc l'immense mérite d'ouvrir des perspectives et de redonner à la France sa place véritable dans la compétition internationale.


PRIX ÉMILE GIRARDEAU - 3 500 euros

attribué à Grégory Kallflèche pour sa thèse Des marchés publics à la commande publique. L'évolution du droit des marchés publics, soutenue le 14 décembre 2004 à l'Université Panthéon-Assas - Paris Il.

Il y a sans doute un paradoxe à vouloir étudier la notion de "marché public" en la dissociant de celle de contrat administratif, au moins en restant dans la théorie. Il est vrai que, pendant longtemps, la place tenue par la concession de service public faussait toute étude globale. Aujourd'hui, comme l'écrit l'auteur, la concession relève désormais de la "délégation de service public", ce qui rend la notion de marché plus homogène, comme elle l'était déjà depuis le premier code des marchés publics. Dans ce livre remarquable, entre autres par une excellente analyse de la jurisprudence et des positions doctrinales, Grégory Kallflèche mène une réflexion sur une notion homogène afin d'en déterminer l'évolution actuelle.


PRIX HENRI TEXIER I - 1 500 euros

attribué à Bernard Stirn, Duncan Fairgrieve et Mattias Guyomar pour Droits et libertés en France et au Royaume-Uni, Paris (Odile Jacob), 2006.

Bernard Stirn est président adjoint de la Section du contentieux du Conseil d'Etat et professeur à l'Institut d'études politiques de Paris ; Duncan Fairgrieve est professeur au British Institute of International and Comparative Law de Londres ; Mattias Guyomar est maître des requêtes au Conseil d'Etat et professeur de droit public à Paris XI. Tous trois réalisent ici une synthèse comparative très accessible de leurs deux traditions juridiques. Alors que tout semble opposer le droit écrit et codifié et le droit non écrit, les auteurs retracent l'histoire de nombreuses et fortes convergences, depuis le XVIe siècle et en passant par Locke et Montesquieu. Loin de gommer les différences qui subsistent, l'ouvrage permet de mieux les comprendre et, donc, les accepter.


PRIX JOSEPH HAMEL - 600 euros

attribué à Marie-Elisabeth Mathieu pour Les services bancaires et financiers en ligne, Paris (Revue Banque Editions), 2005.

Maître de conférences à l'Université d'Evry-Val-d'Essonne, enseignante au Centre de formation professionnel des notaires de Paris, Marie-Elisabeth Mathieu travaille dans un grand cabinet d'avocat parisien. Dans cet ouvrage, elle fait le point sur les réglementations de source nationale et communautaire afférentes aux transactions financières en ligne et elle s'attache à répondre, d'un point de vue juridique, aux nombreuses questions posées par le défi commercial, juridique, culturel et humain que représente le commerce électronique. Cet ouvrage constitue une synthèse exhaustive d'un droit nouveau.


PRIX DE LA FONDATION POUCHARD - 400 euros

attribué à Marc Crapez pour Défense du bon sens, Paris (Editions du Rocher), 2005.

Chercheur en sciences politiques associé au GEODE (CNRS - Paris X), Marc Crapez révèle, dans cet ouvrage, que le rejet méprisant du bon sens par nombre d'intellectuels est un phénomène récent, apparu au début du XXe siècle seulement et qu'il ne s'impose — comme argument d'autorité — que dans les années soixante quand Roland Barthes dénonçait ce "chien de garde des équations petites-bourgeoises" et que Bourdieu se targuait de dévoiler "les projections naïves du sens commun". Si les penseurs classiques discutaient le bon sens, ils le respectaient, et s'ils le transcendaient, c'était sans le renier. Erasme, Montaigne, Descartes, Molière, Baudelaire, Aron défilent ici dans un florilège de citations qui rappellent au lecteur que le bon sens reste la meilleure arme contre l'arrogance pédante et liberticide des Trissotin.


PRIX PAUL VIGNE D'OCTON - 800 euros

attribué à Maurice Cusson pour La délinquance, une vie choisie, Montréal (Hurtubise), 2005.

L'un des deux ou trois noms les plus connus de la sociologie québécoise de la délinquance, Maurice Cusson présente dans ce livre les enseignements qu'il est possible de tirer d'un corpus d'enquêtes principalement nord- américaines sur l'explication de l'engagement des jeunes dans la délinquance. S'opposant à la vision répandue dans la sociologie de la délinquance des trois ou quatre dernières décennies et dans les milieux politiques et journalistiques, celle qui voit le délinquant comme une victime de la société, l'auteur aboutit à la conclusion que le jeune délinquant effectue en fait un choix professionnel et au-delà un « choix de vie » rationnel, eu égard à ses compétences, aux opportunités qui s offrent à lui et à divers autres paramètres. Maurice Cusson précise comment l'inefficacité cumulée de différents mécanismes de socialisation contraint, en partie, les individus à choisir la délinquance comme mode de vie.


PRIX LAURENTIN pro Christo - 1 500 euros

attribué à Patrick Faure pour Pentecôte et Parousie Ac1, 6-3, 26, l'Eglise et le mystère d'Israël entre les textes alexandrin et occidental des Actes des Apôtres, Paris (Gabalda), 2003.

Dans ce livre savant, l'abbé Patrick Faure propose, à la lumière du texte occidental reconstitué, d'éliminer l'hésitation des commentateurs sur la réponse à la question de savoir si le peuple juif est rejeté parce qu'il refuse l'Evangile et n'aurait donc plus de pertinence pour l'Eglise ou si, au contraire, le livre des Actes présente un Israël divisé devant la prédication évangélique, mais non déchu de l'élection face à une Eglise qui, même ouverte aux Nations, n'est pas détachée d'Israël et ne s'y substitue pas. En levant le doute en faveur de la seconde opinion, l'auteur traite de questions majeures d'ecclésiologie et d'eschatologie.

 

Médailles 2006

Prix Gegner
France Farago, Comprendre Kierkegaard, Paris (Armand Colin), 2005.

Prix Le Dissez de Penanrun
Jean Peyrelevade, Le capitalisme total, Paris (Seuil), 2005.

Prix Rossi
Suzanne Berger, Made in Monde. Les nouvelles frontières de l'économie mondiale, Paris (Le Seuil), 2006.

Prix Joseph du Teil
Pierre Milza, Histoire de l'Italie, Paris (Fayard), 2005.

Prix Louis Liard
Hubert Carrier, Le Labyrinthe de l'État. Essai sur le débat politique en France au temps de la Fronde (1648- 1653), Paris (Honoré Champion), 2004.

Prix Demolombe
Thierry-Dominique Humbrecht, Théologie négative et noms divins chez saint Thomas d'Aquin, Paris (Vrin), 2005.

Prix Victor Delbos
Père Xavier Tilliette, Philosophies eucharistiques de Descartes à Blondel, Paris (Le Cerf), 2006.

Prix Tanesse
Marie-Anne Couderc, La Semaine de Suzette. Histoire de filles, Paris (CNRS Editions), 2005.

Prix Gabriel Monod
Jacques Le Rider, Malwyda von Meysenburg. Une Européenne du XIXe siècle. Biographie, Paris (Bartillat), 2005.

Prix Joseph Saillet
Alain Bauer, Géographie de la France criminelle, Paris (Odile Jacob), 2006.

Prix Adrien Duvand
Nicolas Chevassus-au-Louis, Les briseurs de machines : de Ned Ludd à José Bové, Paris (Seuil), 2006.

Prix Charles Dupin
Rémi Pellet, Leçons de droit social. Droit du travail, politiques de l'emploi, protection sanitaire et sociale, Paris (Sirey), 2004.

Prix Léon Faucher
Céline Spector, Montesquieu et l'émergence de l'économie politique, Paris (Honoré Champion), 2006.

Prix Ernest Thorel
Eric Le Boucher, Economiquement incorrect, Paris (Grasset), 2005.

Prix Eugène Salvan
Association Nationale des Visiteurs de Prison.

Prix Corbay
Jean Lagardette, Panorama bourbonnais 1950-2000. 50 ans de la vie de notre département, Moulins, 2006.

Prix Ernest Lémonon
Charles Cogan, Diplomatie française, Paris (Jacob Duvernet), 2005.

Prix Paul Leroy-Beaulieu
Claude Langlois, Le crime d'Onan. Le discours catholique sur la limitation des naissances (1816-1930), Paris (Les Belles Lettres), 2005.

Prix Malouet
Diango Cissoko, Rédaction administrative, Bamako (EDIM), 2005.

Médaille Villermé (Fondation Lucien Dupont)
Erie Maurin, Le ghetto français, Paris (Le Seuil), 2005.

Prix François Joseph Audiffred - Ouvrages

Delphine Gérard-Plasmans, La présence française en Egypte entre 1914 et 1936.. De l'impérialisme à l'influence et de l'influence à la coopération, Darnétal (Editions Darnétalaises), 2005.

Prix Maisondieu
Laurent . Neyret, Atteintes au vivant et responsabilité civile, Paris (LGDJ), 2006.

Prix Carlier
François Dubet, Injustices. L'expérience des inégalités au travail, Paris (Le Seuil), 2006.

Prix Gallet
Hélène Piquet, La Chine au carrefour des traditions juridiques, Bruxelles (Bruylant), 2005.

Prix Hercule Catenacci
Jacques Grimbert, Eglises et vitraux du Vexin français, Pontoise (Association des Amis du Vexin français), 2004.

Prix Gustave Chaix d'Ange
Antoine Lilti, Le monde des salons. Sociabilité et mondanité à Paris au XVIIIe siècle, Paris (Fayard), 2005.

Prix Paul-Michel Perret
Joël Félix, Louis XVI et Marie-Antoinette : un couple en politique, Paris (Payot), 2006.

Prix Drouyn de Lhuys

Michel Leymarie, Albert Thibaudet, "l'outsider du dedans", Boulogne (Presses Universitaires du Septentrion), 2006.

Prix Saintour

Michèle Cointet, De Gaulle et Giraud. L'affrontement, Paris (Perrin), 2006.

Prix Alexandre de Humboldt - Giovanni Agnelli

Pierre Merlin, Le tourisme en France : enjeux et aménagement, Paris (Ellipses), 2006.